16mm Couleurs
14 min.
2016
Le récit s’inspire d’une histoire de famille, d’un fantôme resté tabou : un grand-oncle alpiniste disparaît un jour de 1957 dans une crevasse.
Une image forte s’est également imposée à ce désir de film : l’alpiniste anglais George Mallory, réapparu à la surface de l’Everest après plusieurs décennies, conservé dans sa jeunesse. Le film travaille cette image obsédante, improbable. Je pense alors à la veuve de mon oncle. Une vie de femme a passé. Un amour de jeunesse est scellé à jamais dans la glace.
L’Immense Retour, c’est aussi un clin d’œil à cet Éternel Retour, celui des amants mythiques. Le cinéma permet la résurrection. Il peut déjouer le temps, les temps : le temps linéaire, vertical, les temps mythiques. Le cinéma, sa chimie, c’est aussi l’empreinte du temps à l’œuvre. Une apparition. Une désagrégation.Le choix de la pellicule s’est donc imposé pour raconter cette histoire. Par opposition, les time-lapses, procédés photographiques numériques image par image, recréent le mouvement de cette lente mutation des glaciers dans un temps de prise de vue paradoxalement figé.
(extrait d’un entretien au Festival Risc_Marseille_2017)
« Qu’est devenu l’être aimé ? Pourquoi a-t-il disparu ? Ingéré par la montagne, le corps du héros parti à l’assaut du sommet change ici de statut. Son absence devient la matière du récit, celui d’une attente amoureuse. Manon Coubia transforme le fait divers en poème visuel et sonore. À la présence charnelle d’une femme endormie répondent des chronophotographies d’un glacier. Leur rythme hypnotique retrace l’implacable mouvement des montagnes. Un pli de neige devient celui d’un lit. Une femme passe de la jeunesse à l’âge mûr. La glace continue, elle aussi, d’avancer. La réalisatrice belge interroge ainsi magistralement l’avancée inexorable des glaciers et du temps. Ce qui reste dans les replis de la mémoire, prisonnier de l’amour ou de la glace. »
(Éva Tourrent, responsable artistique de Tënk)
« (…) Le court métrage peut aussi être un art à part entière, qui peut nous confronter à des images jamais vues et des libertés de langage cinématographique inconnues jusqu’alors. Un exemple manifeste de ceci est le film « L’Immense Retour (Romance) » de Manon Coubia. »
(Edgar Reitz President du Jury Locarno 2016)
Avec Malika el Barkani, Annie Alonso, Danièle Gaillard
Production VOA films
Coproduction CBA, Les Ruines de Carthage
Avec l’aide de / with the support of Fédération Wallonie Bruxelles
En partenariat avec Le Fresnoy, Le Polygone Etoilé, Le BAMP et la ville de Chamonix
Réalisation Manon Coubia
ImageNicolas Rincon Gille, Luc Moreau, Jen Debauche
Son Aline Huber
Montage Manon Coubia
Montage son Aline Huber
Mixage Olivier Guillaume
Voix Manon Coubia
Léopard d’or – Locarno International Film Festival 2016
Nomination European Film Awards 2016
Festival du film de montagne d’Autrans – mention meilleure réalisation technique
Trento Film Festival 2016
DOK Leipzig 2016
Film Fest Genth 2016
Short Trips Warsaw 2016
JEONJU Film Festival 2016
etc
Infos, presse et vente : https://cbadoc.be/fr/ http://www.voacollectif.be/

